SBU

Le mot du Président

Liège, le 7 mars 2015

Mes chers administrés,

Lorsqu’on m’a proposé de rejoindre le CA de la Société Belge d’Urologie, je me suis dit que c’était probablement le moment de poser ma petite pierre à l’édifice, sans imaginer un seul instant la cascade d’éléments successifs qui m’ont amené à solliciter vos suffrages, et à me retrouver devant vous ce matin aux commandes de cette bande de joyeux drilles du CA, à vous sortir un discours d’intronisation ! Sans parler de la première fois où on m’a suggéré d’endosser la vice-présidence, avec la perspective de ... NON, pas la présidence ! Mais enfin, je suis encore un gamin, je suis trop jeune, moi, je suis trop J... Et puis, j’ai bien du admettre les cheveux gris, la silhouette moins ... profilée, les assistants qui vous sortent du « monsieur », bref, l’outrages des années, ce que d’aucuns appellent...l’expérience, ou pire encore, la maturité !

L’expérience est le privilège de l’âge, il faut bien qu’il y en ait un ! Alors, on palie en discussions ce qu’on ne peut assumer en actions ! On cultive le sens du compromis à force d’avoir pris des déconvenues dans l’opposition directe. On gagne en sagesse ce qu’on perd en ... fougue !

Cette réflexion faite, je me suis retourné sur le passé, et devant l’inventaire de ceux qui m’ont précédé dans la fonction, j’ai quand même du convenir que la proposition était plutôt flatteuse : Rien que du beau monde, mais si ! Je ne vais pas me risquer à en citer un, je me devrais de les citer tous, et j’ai tellement peur d’en oublier en chemin ...

Tiens, tant que nous y sommes, Thierry PONTUS, par exemple, parlons- en : En même temps qu’une carrière bien remplie, qui l’a mené de Liège- Bavière, à Châtelineau, et de missions médicales du circuit de Francorchamps à l’ex-Yougoslavie, il termine une mandature marquée de sa gouaille et de son sens de la francophonie, un peu chahutée par de petites tensions communautaires liées à la remise en question des contrats avec e-Hims, l’organisateur d’évènements chargé du congrès BAU. Sous sa férule, on peut épingler, entre autres évènements, une réunion éthique & économie à succès avec les sénateurs Mahoux et Brotchi sur la fin de vie, et un congrès à Spa dont tous se sont accordés à saluer la réussite et l’agrément : des fleurons dont il a été un des artisans. Pour tout cela, Thierry, et au nom de la société, reçois ce cadeau souvenir pour titiller si besoin est, ton amour de la langue française et ton amour du vin !

Le roi est mort, vive le roi : Qu’avons-nous donc en magasin pour égayer ces 2 prochaines années ?

Un CA tout neuf, fait de vieilles choses ( mais, non, Reinier, ne te vexe pas : je veux parler des vieilles recettes, celles qui font mouche depuis des générations d’urologues!), de tempéraments bouillants (ce n’est pas Bertrand qui me contredira !), et de petits nouveaux : je veux parler de Quentin MARCELIS, issu de l’ULB, représentant des assistants en formation, car, en ce qui concerne Thierry WILDSCHUTZ, fraichement promu « délégué à la COM», sans vouloir parler du marché de l’occasion, ou contester sa virginité conseillère administrative, il n’est quand même plus de première jeunesse urologique, et chacun d’entre nous, parmi les anciens, a déjà partagé au moins une petite blague, voire s’est fendu la gueule avec lui : Bienvenue parmi nous, Thierry, un Thierry en chasse un autre !

Parmi les vieux nouveaux, permettez-moi une mention spéciale à Yves LEFEBVRE, mon vice, celui qui sera mon âme damnée pour atteindre le binôme parfait, coaché par un secrétaire-général, qui, comme le pénis, s’use plus vite si on ne s’en sert pas, et reste ma foi parfaitement érigé, tout en montrant une endurance à la tâche qui force mon admiration et mon respect ! Pour le reste, à nouveau, rien que du beau monde, à commencer par un comité scientifique « en béton » comprenant rien moins que nos 3 chefs de service des universités francophones, rejoints par un Christophe ASSENMACKER affuté robot-coelio, de quoi diversifier les tendances et les compétences !

Au rayon des « persiste et signe », Axel FEYAERTS cumulera les fonctions de secrétaire-adjoint et de Webmaster, où il a déjà démontré tout sa maitrise, et Henda FATHI rempile pour un nouveau mandat au ministère des finances : au titre de trésorière, il est quand même cocasse de souligner que c’est l’unique représentante de la gent féminine qui tient les cordons de la bourse ! Mesdames, réfléchissez déjà à l’avenir, venez rejoindre et féminiser le CA de la SBU, nous attendons encore notre Angela, notre Maggie, Antoinette ou autre Laurette ... !

Une Société Belge d’Urologie en 2015, pour qui, pour faire quoi ? Mais plus que jamais, ce que vous, ses membres, décideront d’en faire, pardi !

Car ce qui apparait comme un constante au gré des différents mandats, ce ne sont pas les carences en propositions ou initiatives, ni le manque d’enthousiasme des joyeux animateurs, mais plutôt le manque de retour de la part des membres ! Et pourtant, pourtant, un autre constat est tout aussi flagrant à ce jour qu’en 1985 : c’est le réel plaisir que vous montrez à vous retrouver au fil des réunions, et à les fréquenter avec une assiduité exemplaire et réconfortante! Bon, d’accord, selon la rengaine, ce sont toujours les mêmes têtes qu’on y croise...

Notre défi sera donc d’élargir le cercle, de motiver plus de membres, de susciter leur présence !

En tant que CA de cette petite société, notre rôle spécifique est d’assurer une proximité, une interrelation entre les membres qui leur permette de décrocher leur téléphone, ou d’envoyer un mail pour soumettre un problème, solliciter un conseil, organiser une démonstration avec quelqu’un dont ils connaissent le visage, qu’ils ont croisé lors d’une réunion, qui sait qui vous êtes, qui comprend votre contexte mieux que l’expert mondial basé à Honolulu, et qui pour toutes ces raisons, aura envie de vous aider.

C’est donc d’organiser et d’animer un site Web attractif et cohérent. Nous avons décidé d’en faire une priorité, d’essayer de vous y retrouver régulièrement, d’en faire un lieu d’échange, une source de communication, un éventuel « levier à initiatives » où nous comptons beaucoup sur la contribution de nos jeunes recrues, issues de la génération internet, tablettes, smiley’s et cie.

C’est aussi d’harmoniser la place des membres dans leur environnement administratif et réglementaire, en suscitant des réunions d’information, de formation continuée, d’éthique et d’économie.

C’est alors de tisser des liens avec d’autres sociétés proches, et en particulier notre société sœur, la BVU : outre le congrès annuel de la BAU, ils partagent avec nous bien des points de convergence, et d’intérêts communs. Il suffit de fréquenter nos collègues flamands lors des réunions nationales et internationales pour constater les nombreux détails qui nous rapprochent, et nouer des liens de sympathie à table ou autour d’une bonne bière, à la 3ème mi-temps.

C’est enfin d’être une interface avec le public, les associations de patients ou de consommateurs, les média, puisqu’ils sont demandeurs, tout en maintenant notre indépendance et notre autonomie. L’exemple tout récent de la pénurie en BCG nous illustre les caractéristiques et limites de notre petite société: Nous représentons l’équivalent d’un petit département français, nous n’avons en moyens et en nombre de représentants pas l’envergure d’assurer de nombreux groupes de travail, une uro-vigilance, l’édition de guidelines spécifiques, un journal achalandé de qualité ... Nous exerçons une urologie moderne, de qualité, nos experts sont nombreux, brillants, et nombre d’entre eux ont une carrure et une considération internationale.

On nous reconnaît pragmatisme et ingéniosité, convivialité, humour, rondeur et autodérision, des caractéristiques qui nous repèrent dans le paysage européen, urologique en particulier

Convivialité, humour, autodérision ... Plus qu’un programme, une toile de fond !

Merci à vous tous d’avoir partagé cet instant avec moi

Luc Coppens Président de la SBU 

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